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Burlesque et Cancer : Entre hasards et évidence


Le burlesque je m'y suis initiée la toute première fois en 2012 à Nantes lors d'un stage avec Jungle Jane (une ancienne du Crazy horse). J'étais très attirée par cet univers glamour, étant moi même en quête de féminité. Je récidive plus tard avec Sandrine, l'engouement est toujours là.

Sans être une passionnée par l'univers vintage, rétro, pin up, j'en apprécie les codes et cette la mise en valeur de la femme, que j'utilise dans mes cours dédiés à la féminité. Je crois qu'à mes yeux rien n'est plus sensuel qu'un porte jarretelle et des bas coutures.


Je profite de mes passages à Paris pour aller voir le cabaret burlesque à la Nouvelle Seine, et je scrute les rares spectacles programmés à Rennes. C'est d'ailleurs dans ma ville que je verrais aussi mon premier numéro boylesque, car si vous ne le saviez pas il y a aussi des hommes qui s'effeuillent.


J'achète quelques ouvrages, je regarde quelques vidéos sur youtube. Et cette année, ces 8 ans d'observations discrètes et dispersées me font prendre conscience, après une compétition de Pole Dance, que l'univers burlesque est celui qui colle le plus à l'idée que je me fais de la femme, des femmes, (et aussi un peu des hommes et de l'humanité) et aussi ce que je défends depuis que j'enseigne.


Dans le burlesque, j'y vois des hommes, des femmes, des petites, des rondes, des minces, des jeunes, des moins jeunes, des bonnes hanches, des petites fesses, des bourrelets, des souples, des raides comme un balai, des tous petits seins, et d'autres qui tombent,... la liste pourrait être encore longue mais vous l'aurez compris, il y a de la place pour tout le monde, comme dans mes cours, comme dans la vie de tous les jours en faite.

On peut y faire des numéros esthétiques, drôles, sarcastiques, provocants, engagés, et ça aussi c'est très important pour moi.


Et le cancer dans tout ça me direz vous : Un hasard de rencontre pas toujours heureux et un hasard de la vie. En 2016, je tente de proposer une journée caritative dans mon studio de pole. Les échanges avec l'interlocutrice que j'ai à l'époque, seront compliquées, je ne mène pas le projet à son terme déçue profondément par certains propos. A la même époque, une femme touchée par un cancer du sein suit quelques uns de mes cours « sexy », elle m'explique à quel point cela lui fait du bien de se sentir de nouveau un peu femme/féminine. 2 ans plus tard, l'association « Eau de Rose » qui propose des cours d'aquagym pour les femmes touchées par le cancer du sein me contacte pour une soirée afterwork. Nous performons durant celle ci avec 3 de mes élèves à La Suite. J'y rencontre Rose. Elle suivra plus tard un stage d'effeuillage avec moi. Elle n'aura de cesse ensuite de me dire aussi à quel point ce stage lui a fait du bien. Il aura fallu quelques mois de confinement, de questionnement, de remise en question pour prendre conscience ce qui gravitait doucement autour de moi. L'annonce d'une suspicion de cancer (confirmé depuis) dans ma famille finira de me convaincre qu'il est temps de me lancer dans cette aventure.

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