top of page

Première répétition : pression et intuition

La première répétition est celle qui pour l'instant aura suscité le plus de pression chez moi mais qui aura aussi mis en avant l'importance de s'écouter et d'écouter son intuition.


Initialement, je pensais préparer une chorégraphie et l'enseigner directement aux filles comme dans un cours classique, mais comme tout artiste j'ai parfois la création capricieuse (enfin peut être en apparence).


Pour créer une chorégraphie, je pars souvent d'une musique. J'ai donc commencé à écouter des playlist de burlesque, mais les formats et l'ambiance ne me parlaient pas vraiment.

Ensuite s'est imposée l'idée qu'il me fallait une musique qui ai du sens avec le projet, des heures encore à cherche le bon format, les bonnes paroles...


Les jours filaient à vitesse grand V et quelques jours avant la répétition, je n'avais ni musique ni chorégraphie. Je le vivais un peu difficilement.

Une chanson a fini par ressortir un peu du lot quelques jours avant. (Houra). Je savais en ayant discuter avec les filles que j'aurai à tenir compte des contraintes de chaque corps, la maladie conduit parfois à quelques séquelles qui limite les possibilités de mouvements. Je me suis résolue de travailler totalement différemment :à l'intuition comme je le fais quand j'explore pour moi même.


Le rdv était fixé au jeudi 23 juillet.



Une fois tout le monde en tenue, j'ai commencé par initier les filles à l'effeuillage, à leur proposer différentes manières d'enlever chaque partie de nos tenues de scène. (oui oui on ne vous dira rien).


Je pouvais ainsi observer leurs corps dans l'espace, et ce qui pouvait les limiter en terme de déplacement, de mouvements, de mobilité, ainsi il était possible pour moi de réajuster chaque étape selon leurs retours.

Au fur et à mesure où nous évoluions ensemble dans cette exploration, la choré prenait forme spontanément dans ma tête, comme des pièces de puzzles qui s'assemblaient, cela me fait toujours ressentir une sorte de douce ivresse, où j'oscille entre la présence dans le moment et une sorte d'ailleurs. Il doit y avoir une part de transe probablement là dedans, et qui doit surement me faire paraître étrange, heureusement je ne me mets pas à baver (enfin je crois...)


2H30 plus tard, les filles quittaient le studio, je restais encore un peu pour enregistrer une vidéo support.

Quand la musique a débuté, chaque mouvement et séquence exploré avec les filles ont pris leurs marques sur la musique, naturellement. A la fin de la chanson le timing était bon, même plus, il était parfait.


De retour à la maison, je me sentais légère. La structure de notre numéro avait pris forme dans l'instant présent, il ne nous restait plus qu'à roder la machine et travailler les détails... Alors que j'appréhendais cette absence de structure chorégraphique, elle a pris forme d'elle même, dans l'instant présent, en observant, spontanément, avec évidence, en les écoutant et en m'écoutant...


Il faudrait plus souvent s'écouter, sauf peut être en cas de schizophrénie... Mais les artistes ne sont ils pas un peu tous fous ?


コメント


bottom of page